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L’Armée offre des antidotes aux services d’urgences contre d’éventuelles attaques chimiques

Avec la COP21 qui arrive, le gouvernement autorise l’Armée à fournir un antidote aux services d’urgences afin de faire face à d’éventuels attentats aux gaz.

Lors de la prochaine conférence sur le climat (COP21) à partir du 30 novembre, les autorités déploient les grands moyens. D’après un arrêté paru sur le Journal Officiel le 15 novembre, l’armée peut désormais fournir aux services médicaux du sulfate d’atropine. Cette mesure n’est pas relative aux attentats de Paris, mais elle a été prévue depuis un bon moment pour la préparation de la COP21.

Mis au point par la ‘Pharmacie centrale des armées’, c’est un médicament liquide de 40mg/20 ml PCA. Il agit spécialement contre les intoxications sévères face aux insecticides organophosphorés et aux neurotoxiques de guerre (Tabun, Vx, gaz sarin…). C’est jusqu’à présent le seul antidote qui affiche une efficacité optimale en cas d’exposition à ces gaz. L’ANSM a donné son accord pour produire et commercialiser le sulfate d’atropine. Toutefois, puisque la COP21 se tiendra très prochainement, il n’y a pas assez de temps pour approvisionner tous les services d’urgence.

Le fonctionnement du gaz

Le sarin, un agent neurotoxique, appartient à la catégorie des organophosphorés. Ce sont des composés qui entrent dans la conception de pesticides et d’autres médicaments. Mais le sarin est plus dangereux et plus puissant que ces derniers. Il s’agit d’un gaz mortel. Une fois inhalé, il agit directement au niveau du système nerveux, sur les synapses. Il provoque ensuite, des larmoiements excessifs, de la diarrhée, de la paralysie, un arrêt respiratoire… et enfin la mort.